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J’ai fait la cour à des murènes

À chaque fois que j’entends Bashung sauter à l’élastique je repense à mon grand-père qui était revenu trempé des rochers de Pont Blondin après être tombé dans un trou dans sa recherche passionnée de murènes.

© Loverde Photo de Corse 1983

Mon père c’était la pêche à la ligne (https://souvenirsinsolites.wordpress.com/2021/10/27/la-peche-du-samedi/#more-14) et mon oncle les poulpes. Les enfants c’était les goujons.

À Pont-Blondin il y avait beaucoup de rochers et nous passions des heures à pêcher les goujons dans les trous pas trop profonds. Un fil nylon, un hameçon et un morceau d’arapete ou, comme disait mon grand-père, chapeau chinois, en amorce suffisait et parfois ils mordaient à l’hameçon même sans rien.

@ St Georges de Didonne 22 juillet 2022

Plus grands, mon oncle nous initia à la pèche au poulpe.
D’abord, bien choisir le fer avec un côté courbé un peu comme un gros hameçon et l’autre extrémité pointue pour piquer. Ça, on en avait une quantité en réserve au cabanon et au moins un dans la malle de la voiture.
Ensuite repérer les lieux d’habitation, un trou avec quelques galets devant, mais pas toujours.
Le plus dur c’était de trouver le premier qui servait à attirer les autres, après avoir été battu sur le rocher et accroché au bout du fer. Au grand dam des non initiés qui par ailleurs nous faisait bien rire avec leur chiffon blanc au bout du fer.
Ce qui nous faisait marrer aussi, c’est quand il nous donnaient des conseils, nous les spécialistes depuis plusieurs générations : « retournez lui la calotte 🥴 », ce que nous ne faisions pas évidemment.
Les poulpes trop gros étaient les plus durs à sortir parce qu’il s’accrochaient avec les ventouses. L’idéal c’était de les choper en dehors du trou quand il nageait vers un endroit plus tranquille quand on les avait dérangés. Les trop petits on les laissait malgré la tentation, c’est les meilleurs. Il fallait trouver le juste milieu… pas facile.

Maintenant quand je me promène sur une plage avec quelques cailloux et rochers, j’ai toujours le réflexe de rechercher les endroits susceptibles d’héberger des poulpes.

Ah ! J’oubliais, pas de retournement de gros cailloux ou, à la rigueur, les repositionner comme on les a trouvés. Et ne pêcher que ce qu’on consommera.

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