Les papilles du souvenir


Déjà publié en novembre2009 sur humm 1.0 perdu à cause d’une mise à jour trop retardée.


Voici un petit inventaire de choses que mon grand père nous donnait avec parcimonie, parce que c’était bon, c’était rare et que pour apprécier il ne faut pas être gavé!

La Caca de pigeon
Le nom n’est pas très ragoûtant mais c’était simplement du Halwa. On en trouve maintenant dans n’importe quelle pâtisserie arabe au détail et même dans certains supermarchés en boite. C’est délicieux mais tellement riche que maintenant j’en mange que très rarement.

La damhout
Prononcer dam j(jota)oute.
Ça c’est le summum et je n’en ai jamais trouvé aussi bon que celui que mon grand-père préparait. C’est tout simplement des oeufs de poissons séchés, en principe des œufs de mulets. Le séchage était long et il fallait surveiller les chats du voisinage pour qu’ils n’y mettent pas leur museau. Les mouches étaient tenues à distance par un voile.
J’en ai fait une ou deux fois, à l’époque où j’en mangeait. C’est pas très compliqué, il faut faire ça l’été et les oeufs ne doivent pas être éclatés à l’achat.
Coupé en fines tranches à l’apéro… avec un peu de chance les invités n’appréciront pas et il en restera.
En France on appelle ça la boutargue ou poutargue.
Râpé sur des spaghettis c’est pas mal non plus.

Les Figues de Barbarie
On ne les mangeait que « épluchées » par le marchand qui passait devant la maison, parce qu’avec les épines il n’était pas question de le faire soi même!
A ce propos je me souviens d’un épisode qui restera gravé dans les mémoires lorsque mon grand-père en ayant trouvé à Las Chapas en grande quantité les cueillis à la main pour aller plus vite.
Après ma petite soeur avait du lui enlever les épines à la pince à épiler. Les draps ont piqué un peu par la suite!

Les épis de maïs grillés au charbon
On les achetait en revenant de la plage, sur le bord de la route.
Il était préférable d’attendre la cuisson d’épis frais plutôt que de les acheter déjà cuits.
La touche finale, trempage dans une boite de lait Guigoz remplie d’eau de mer !



Les sfenj
C’est de simples beignets frits et ne contenant que de l’eau et de la farine.
Dit comme ça c’est peu engageant mais tout juste frits et bien chaud de chez le marchand, attachés par une feuille de doum (petit palmier sauvage), un régal.
Il ne fallait pas les poser n’importe où !
Un peu dégoulinant d’huile. C’était notre petit déjeuner régal du dimanche matin à Casablanca.
Au retour de la plage on s’arrêtait à Mohammedia quand ce n’était pas encore la saison des maïs. Ce n’est pas la peine d’essayer de les faire à la maison, ça n’aura jamais le même goût, nous avons essayé!

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