Les Beatles plus populaires que Jesus ?

Le point de départ
Maureen Cleave* journaliste très proche des Beatles, et particulièrement de John, publie dans l’Evening Standard du 4 mars 1966 un article titré Comment vit un Beatle ?
Quelques lignes au milieu de l’article vont déclencher la polémique aux États-Unis en août :
« Le christianisme s’en ira. Il disparaîtra et décroîtra. Je ne veux pas discuter de cela. J’ai raison et l’avenir le prouvera. Aujourd’hui, nous sommes plus populaires que Jésus. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock ‘n’ roll ou le christianisme. Jésus était un type bien, mais ses disciples étaient bêtes et ordinaires. Ils ont tout déformé et tout décrédibilisé à mes yeux. »

Des parties de la citation sur Jésus hors contexte de l’article original, sont publiées dans le fanzine américain pour adolescents Datebook juste avant la tournée américaine des Beatles en 1966.

L’indignation religieuse se transformera vite en actions, incendies de disques des Beatles organisés par des stations de radio chrétiennes, manifestations du Ku Klux Klan et menaces de mort anonymes.

Dédramatisation
Lennon donne une conférence de presse le 11 août à l’Astor Towers Hotel de Chicago, ville où a lieu le lendemain leur premier concert de la tournée américaine de 1966, pour dédramatiser la situation :  » J’exposais juste un fait, et c’est plus vrai pour l’Angleterre qu’ici. Je ne dis pas que nous sommes meilleurs, ou plus grands, je ne nous compare pas à Jésus-Christ en tant que personne, ou à Dieu en tant qu’entité ou quoi qu’il soit. J’ai juste dit ce que j’ai dit et j’ai eu tort. Ou cela a été pris à tort. Je suis désolé d’avoir ouvert ma gueule  »
Cette déclaration entraîne une accalmie dans la presse.
Finalement, cette polémique et les incidents lors des concerts aux États-Unis poussent les Beatles à interrompre définitivement leurs tournées cet été-là.

Au cours de leur conférence de presse à Manhattan

À John, il fut demandé pourquoi, à son avis, ses paroles avaient suscité une telle levée de boucliers dans tout le pays. « Comme il y a plus de gens en Amérique, il y a forcément plus de bigots, répondit-il en prenant soin d’ajouter : Mais il n’y a pas que des bigots en Amérique. »


Par la suite
Dans la chanson « The Ballad of John and Yoko« , il glisse : « Christ, you know it ain’t easy. You know how hard it can be. The way things are going, they’re gonna crucify me ! » (« Christ, tu sais que ce n’est pas facile. Tu sais à quel point ça peut être dur. Au train où vont les choses, ils vont me crucifier ! »).
Ecouter l’extrait

La chanson God commence en expliquant que « Dieu est un concept par lequel nous mesurons notre douleur » (« God is a concept by which we mesure our pain »).
Après une longue liste de ce en quoi il ne croit pas, il termine par « je ne crois qu’en Yoko et moi ».
Deuxième extrait

De même avec la chanson la plus célèbre de Lennon, Imagine, John imagine un monde sans guerres, mais surtout sans paradis ou enfer, et même sans religion.
« Imagine there’s no heaven,
It’s easy if you try
No hell below us,
Above us only sky
(…)
Nothing to kill or die for
No religion too »

Troisième extraits

Source https://archive.org/details/lostlennon/01.+Imagine+(alternate+mix).mp3#

* Lennon a nié se souvenir exactement avec qui il avait eu une liaison à l’origine de la chanson Norwegian Wood. Maureen Cleave affirma que John, au cours des nombreux interviews, ne l’a jamais draguée.

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